Les mémoires d'un Iop fou.

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Les mémoires d'un Iop fou.

Message par Irelle le Mer 16 Jan - 21:44

Je ne suis pas celle que vous pensez.

On dit souvent que la vie est éphémère. Que notre existence est courte, et qu'il faut profiter un maximum de son temps. Mais... des fois... cette chance de "vie" vous bouffe de l'intérieur, comme une maladie, comme une Arakne qui élit domicile dans un tronc d'arbre. L'existence où vous ne voyez que désolation, tristesse et affliction. Que faire alors dans cette situation dans laquelle la mort serait l'aboutissement d'un rêve que vous voulez plus que tout au monde exaucer ?

Cette vie qui vous retient dans ce monde de barge comme une corde d'appel qui vous empêche de tomber à deux pas du repos éternel. Souffrir pour vivre ? Ou vivre pour souffrir ? Je ne sais plus, à vrai dire je n'ai jamais su.

J'espère juste qu'un jour, je rejoindrais mes parents que je n'ai jamais connu, ceux qui m'attendent depuis trop d'années. Je me lamente, mais j'arrive encore à rigoler de mon sort : je vis dans l'espoir de ne plus vivre.

Il faut que cette boucherie cesse, j'en peux plus. Je suis trop faible pour voir succomber tout mes amis les uns après les autres. Mais je n'ai plus d'espoir, c'est fini. J'ai affronté la mort plus de fois que vous ne le pensez, et à chaque fois je revenais.

La résurrection, c'est devenu comme le fléau de mon existence.

Mais... pourquoi moi.. ?

Irelvax.



«C'est un garçon !» s'égosilla l'Homme en direction de son épouse.

Il prit le nouveau né dans ses bras, et le regarda longuement. Les yeux attendris par le fruit de leur amour, il serra fort le petit bout de chou comme si il s'agissait de sa propre vie.

«Ma chérie... il est né... notre enfant.. il est né... regarde, il a ton nez.. et tes beaux yeux !» insista le père, n'entendant plus sa compagne. Mais... elle s'est assoupie un peu trop tôt.

«Regarde le.. on a enfin réussi..» Il réalisa qu'il était trop tard, qu'il ne reverrait plus jamais les beaux yeux de sa dulcinée. Elle s'est en aller, trop tôt, suffisamment tôt pour ne pas pouvoir dire bonjour à son enfant. Malheureusement, sa précieuse était trop faible pour accoucher d'un enfant.

«Ne me laisse pas.... ne nous laisse pas.. reviens...» pleura et supplia le mari, serrant très fort sa main.

La sage-femme prit l'enfant pour ne pas qu'il meurt à son tour, et l'emmène à l'écart pour s'en occuper, comme si de rien était, un petit pincement au coeur quand même. L'enfant ne connaîtra donc jamais sa maman, morte à la minute de sa naissance, mais il n'aura jamais vu son père aussi, celui-ci mourant de chagrin suite à la disparition de son âme soeur, aidé par un couteau dans son flanc droit. Abandonné à son sort dès sa naissance, il semblait déjà saisi par sa poisse monumentale dès ses premières minutes de vie.

Une mère lambda, touchée par le sort du petit, décida de le prendre sous son aile alors qu'elle venait d'accoucher elle aussi de son marmot, une petite fille nommée Angèle. Cette femme, elle s'appellait Maria Starnh.




«On peut comme dire que la naissance, c'est le début de la mort»
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Re: Les mémoires d'un Iop fou.

Message par Irelle le Lun 21 Jan - 21:39

Cette femme, elle s'appellait Maria Starnh. Elle faisait partie de ce plan plutôt autonome assez connu dans le centre ouest d'Amakna. Plus une famille qu'un clan, ceux-ci s'organisant autour de champs et de pratiques bien à eux. Le petit sera alors élevé à la même sauce que les petits Starnh, mais malheureusement tout le monde savait l'origine du garçonnet, celui-ci réputé dangereux : en plus de ne pas partager le même physique que la famille d'adoption, il n'avait pas le même sang, il était alors susceptible de produire des "bâtards de sang impur". De plus, pour alourdir le sort du jeune garçon, sa mère adoptive s'occupait de lui plus par pitié que par amour : elle ne le considérera jamais comme son propre fils.
A l'age de leur dix ans, les minots Starnh se doivent de passer une sorte de "rite" d'initiation pour mesurer leurd capacités. Réputés difficiles par les anciens du clan, ces testes ont du sûrement coûter la vie à plusieurs petits un peu trop faiblichons. Pour notre "héros", cette journée initiatique se déroulera le 18 Fraouctor 620, le lendemain de ses 10 ans donc. Pure coïncidence, vu que tout les enfants de la même année passait en même temps. La petite Angèle, elle aussi a atteint sa première décennie. Elle n'était pas si faible qu'elle en avait l'air : plutôt grande, agile comme un tofu et belle comme un soleil. Son adresse et son intelligence faisait d'elle la candidate parfaite. Ses long cheveux bistre se mariaient superbement à son teint bronzé. Quand à notre petit héros, il était plutôt petit pour son âge. Maigrelet d'un air gentil, il avait hérité de la magnifique chevelure de sa mère, d'un blond clair éblouissant, ainsi que d'étranges yeux vert émeraude perçant. En plus de cela, il n'était pas très populaire, et ne pouvais compter que sur deux amis : Angèle naturellement, et un autre garçon de deux ans son aîné, Andélon.

"Bouge tes fesses de boufton malade et grouille toi au grenier 3, toi aussi tu passes le test !" lui cria sa mère au petit matin, en guise de réveil.
Le garçonnet ne broncha guère, toujours calme et étonnement optimiste. Certains disent qu'il s'agirait plus de naïveté, ils ont peut être raison. Il courra alors jusqu'au grenier juste après avoir enfilé une petite salopette bleue nuit et avoir ébouriffé d'une manière classe sa touffe. Il courrait vite le petit, même si le grenier se trouvait a 5 karakilomètres de la maison familiale.
Après un bon sprint, il rejoigna la petite troupe d'enfant stressé, et il se présenta au contremaître qui gère les opérations. Au garde à vous qu'il était, avec un sourire niais jusqu'aux oreilles, il se mit alors à crier :

"Présent chef-contremaître Garz !"
Malheureusement, cela ne fit vraiment pas rire ce bon monsieur, qui lui répondit d'un ton sec "Tu prend ca pour un jeu, avorton ?"
Il haussa ensuite le ton : "Pour ton insolence, tu as gagné la chance de participé à l'épreuve du trésor englouti, blondi'poisseux."

C'est alors que le visage des enfants se pétrifièrent. La dangereuse épreuve du trésor, celle qui faisait trembler plus d'un candidat. Mais aucun enfant ne connaissait la solution à l'épreuve. Le blondinet, inconscient de la difficulté de sa future tâche, balança en riant : "Chouette ! J'vais devenir riche !"
A faute de devenir riche, l'enfant ne récolta qu'une baffe plutôt forte. Il ordonna alors que la journée allait se commencer avec cette épreuve. Après quelques minutes de marche, le groupe d'enfant arriva vers un petit trou remplit d'eau. Elle était claire et pure. Le but de cette épreuve paraissait simple : récupérer un petit sac au fond du bassin, et le remonter à la surface.
"Facile !" dit le petit blond, toujours tout sourire et confiant.
"Fait gaffe à pa't'noyer, j'ai vraiment pas que ca à faire de ramasser ta carcasse de blond" répond d'un air moquer le contremaître.

L'enfant s'avanca, et retira sa salopette pour rester en slip devant le bassin. Il se pencha pour analyser l'étang. A première vue, rien de bien compliqué : la profondeur est moyenne, et le sac ne paraissait pas si lourd que ca.
"Pourquoi il y a une bâche sur le coté, Mr Garz ?" demanda le blondinet, curieux.
"Occup'toi d'tes oignons, petit vaurien. Tu verras le moment venu, mais maintenant saute et plus vite que ca !"

Après un petit soupir, l'enfant plonge la tête la première dans le bassin, ne se doutant de rien, en pinçant son nez. Nageant jusqu'en bas, il réussit à attraper le petit sac sans trop de difficulté, et il vit un petit canif en parfait état.
"C'est un piège, juste le sac il a dit" pensait l'enfant. Il serra le sac entre ses bras et essaya de remonter à la surface avec un mouvement de pieds habile. Mais, en essayant de sortir la tête de l'eau, quelque chose lui en empêcha : le contremaître avait placé la bâche à la surface pour l'empêcher de remonter. C'est alors qu'il paniqua, coincé dans sa prison d'eau. Il essaya de crier, n'arrivant à rien. Il se décida d'aller chercher le coutelas pour percer sa cellule de tissu. Mais il était trop tard de toute façon. Terrifié, il manqua rapidement d'oxygène, et se laissa emporter dans son sommeil, toujours sous l'eau.
"Il remonte paaas !" cria une dame à coté du contremaître. "Fait pas le con Garz... remonte le ! Pas un autre !"
Le tyran soupira, et retira la toile sans trop d'entrain, ne se pressant pas du tout. On y découvre l'enfant inanimé, qui remonte à la surface naturellement.
Depuis ce jour, l'enfant souffrira d'une phobie extrême pour l'eau et pour les gros contremaîtres en jogging jaune et bleu.
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