Je suis mort.

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Je suis mort.

Message par Tude le Dim 26 Aoû - 7:36

Je suis mort.

Je suis mort depuis déjà plus de temps qu'il ne le faudrait. C'est ainsi fait, me voilà. Chaque homme mérite sa chance, et quand sonne l'heure, il faut répondre. Répondre encore et encore aux attentes, et se soumettre une ultime fois à ce grand mot.
Je suis déjà partie et cette nuit n'est là rien que pour le sentiment d'être demandé. Demandé par une main, une lumière. Il n'y à aucune différence entre ce matin et ce soir partant. Si ce n'est votre possible vision déjà préfixé d'une personne.
N'ayant pas l'arrogance de vous proposez une vision d'un tiers, je vais devoir vous ressentir dans mon repentir.

Le réel début de ma vie fut en 634, j'avais alors 19 ans. Il me reste 8ans à vivre. Un âge de situation entre la maturité et la stupidité inconsciente. Je désirais. Comme tout ce qui est possible, et dans cette mesure, je désirais ce que le monde m'offrait. En ce temps, la vie était bien différente, et l'humain comptait en temps que tel. Il n'y avait aucun guide de conduite, aucun canevas. Me réveillant sur un monde trop souvent oublié, je me fixais comme objectif la vie. Nous étions peu, et le vide, le néant était notre allier.
Ce qui est ironique, c'est que en ces temps, croiser quelqu'un était mauvais signe. La suspicion totale était de mise. La peur est le sentiment le plus constructeur de la survie. Nous somme dans ma première année de vie, et c'est une année de brutalité.
En ces temps, trois ordres se retranches. Les crains, que j’appelais en ces temps « Les démons noirs » qui se révèle être finalement des Roublards. Les hypocrites, qui était les chasseurs des roublards, mais auquel il ne fallait jamais se fier. Et les gens au milieu qui subissait cette guerre.
Le « jeu » de cette ancienne vie était simple … Les méchants cognes sur les centriste. Les gentils cognent sur les méchants. Les gentils cognent sur les centristes, mais pour le bien général.
Les prisons devenait grouillante.
Il n'y à plus de vie, il n'y à plus d'osmose. Plus que du fer et des dalles de bétons. Plus aucun amour, rien qu'illusion. Plus aucune brute au grand cœur sous la cape, même plus de pute pour un amour biaisé. Plus aucun ensemble, rien que des divisions, flottant sous un simple ciel de trahison, plus aucun été ni aucune réelle saison. Plus rien que la chance, avoisinant les décisions.
Plus que des hommes-troncs sous ce ciel orange.
Déçus de vous, déçus de tout je ne croyais plus en rien du tout. Mais cette situation était comme un chaos constructeur. Et lentement, entre impossible et désespoir, se créa une éthique qui s’amplifia et finit sa route dans l'organisation et les batailles rangés.
Mais cette situation est bien connu, et l'évoquer serait rabâcher l'histoire.
C'est le regard vide que j’entame ma seconde année de vie, lors de mes 20 ans. Nous somme en 635. Cette année, je découvre enfin la vie. Après avoir passé quelques mois dans les tavernes les plus glauque à jouer aux loteries, et partant d'un simple défi entre ami, et pour la première fois ici, il est évoqué.
« Il » n'est autre qu'un simple « petit tournois » entre « ami ». Le principe est simple et basé autour du jeu du désespoir. En cette époque, la richesse était chose rare, et mise à part traîner son entière vie dans une péninsule en espérant voir tomber un anneau sucrée, il était impossible de devenir riche de façon conventionnelle. C'est donc avec la plénitude de mes moyens mentaux que j’acceptais ce jeu si stupide à premier abord.
Pour gagner, il fallait battre tout les autres combattant. Les combats était à mort, et totalement nu. Les participants lançaient en jeu la totalités de leurs biens, le seul gagnant partait avec tout. Les perdants partaient les pieds devant, un allé simple pour le cimetière. On était loin de « agressions » et « défi » légaux que le gouvernement royal proposait en biais avec les cités. Dans cette cave lugubre, les lois n’existaient pas. Si ce n'est la loi du plus fort.
La désillusion est le seul sentiment humain qu'on peut lire dans l’œil de quelqu'un sans doute possible. Cette lueur froide régnait dans l’œil de chaque participant ayant joué, ou quand bien même gagné. Dans tous, sauf un. Il se nomme Lark, et c'est un ecaflip. Ses poils noires cachant une musculature fine, son regard de bonheur, et son sang séché lui stagnant sur les paumes comme un tatouage sur la peau. Son sourire blanchâtre rayonnant faussement au dessus de cette noirceur paisible. Cet homme ne participait pas pour la richesse. En moyenne, les gagnants coulait des jours paisibles et ne se battait plus jamais de leurs vies. Lui, revenait sans cesse, mourir l'enchantait si jamais il venait à perdre. Il s'amusait.
Avec une félinité rare, il s'installa sur le bord d'un tabouret de bois dans le coin le plus éloigné de la scène où un jeune Iop fougueux massacrait à coup de poing le visage blême d'un Eniripsa visualisant enfin sa défaite et sa mort certaine. Avec grâce il dégaina une tige chanvresque qu'il alluma délicatement à l'aide d'une carte enflammé. C'était un 7 de pique.
Combien de temps avant la mort suprême ? Malgré l'admiration. Combien d'heure avant le suicide sur scène ? Malgré l'excitation.
L'espoir fait vivre, le désespoir tue. Vivre d'espoir, mourir de ne pas en avoir.
Enfin mon tour, enfin trop tôt. Levant la corde rougeâtre de la scène, un corps partant les pieds devant, hors de ce bain de sang. Un jeune disciple feca traversa l'enfer du coté opposé de la chaîne. Il était jeune, tout juste mon âge, si ce n'est moins. Inconstant, non confiant, il s'approcha de moi pour me saluer. Une marque de respect qu'il ne fallait en aucun cas noter. Lark frappa dans ses mains, brisant le silence de mort. Une simple fois, et le clap fut donné.
Dans les rugissements naissant, mon regard tomba, mon âme sombra, mon corps frappa.
Tuer est sans doute l'expérience la plus étrange de ce monde. Un sentiment de fierté totale lorsque le dernier soupire est rendu. Un sentiment de force, de liberté, un sentiment de survie. S'en suis une reconnexion du corps au cerveau. Une déconnexion de l’instinct pour la raison. S'en suis le malaise, la honte et la peine.
Il est impossible d'abandonner ce genre de tournois, même en tirant un trait sur son investissement de départ. Le spectacle doit avoir lieu. Des gens payent. A chaque mort, mon œil bleu devint noir, et ma hargne de vivre devint un souvenir perpétué par un instinct trop fort.
A quoi bon ? On se crève au combat. On s’entre tue, on se frappe, on se meurt. Et pour quoi au final? La question ne se pose qu'après coup.
L'heure de la demi-finale venait de sonner, et vous vous en doutez, il n'y avait pas de petite finale. Montant sur le ring, tremblant de rage bouillante, et de force, l'ombre se lève.
Il ne prit pas la peine de retirer sa chemise blanche. Levant la cordelette rouge, s’avançant vers moi avec son regard si déroutant.
Être condamné à mort est une chose assez étrange. On sait ce qu'il va se passer, on sait que sa vie va partir, et pourtant … on ne peu rien contre. Lark me souriait, il s'amusait. Qui étais-je pour lui ? Simplement une victime parmi toutes les autres. La mort débuta.
Ce passage de ma vie est un souvenir assez trouble, seul la douleur et les cicatrices restent quand le cerveau se meurt. La seule chose don je me souviens, fut une ombre noir me recouvrant, et me glissant de façon féline à l'oreille « A quoi bon ? ». Je me réveilla le lendemain, au cimetière, à moitié mort ? Oui mais bel et bien vivant.
Lark, de son nom complet Larkartz Von-Kaizer était un noble venu des plaines de Cania. Riche propriétaire d'un des cirques. Semblerait-il que me tuer l'avait ennuyé, bien qu'il m’eus déclaré comme tel. Plus que la chance, aucune décision. Il était pourtant plutôt sympa, son nom.
C'est en regardant le ciel qu'on peut se demander ce que ressent un oiseau quand il oublie de voler après avoir décollé. C'est en regardant la terre qu'on se rappel qu'on peut mourir avant même de tout perdre.
C'est donc porté comme mort, que je me dirigea vers le premier bâtiment habité proche. C'était une sorte de petite bâtisse de fossoyeur, un blason rond trônait en honneur sur le portique. Entrant sans hésitation, sans aucun doute du au faite que je nécessitais des soins urgents … je fus sauvé d'une mort lente et infectieuse par un vielle homme barbue, sans aucun doute un disciple enutrof, qui répondait au surnom de «Thoby' ». Sans aucun doute le diminutif d'un prénom tel que Thobias qu'il avait du ravaler par fierté ou honte d'un passé lourd de souffrance. Quand la vie vous tourne le dos, il faut lui rendre la pareille, c'est donc avec cet esprit que je resta malgré la fin de mes soins chez Thoby' pour l'aider dans son travail de fossoyeur.
Nous somme en 636, 3eme année de vie, 21 ans, plus que 6 à vivre. La lumière me brûle le visage sur un nouveau matin ordinaire. Thoby' était sans aucun doute déjà au travail. Voilà déjà plus de 5 mois que je passe à l'aider, un peu comme le fils qu'il n'a jamais eu, ou qu'il à du avoir et qui à sans aucun doute du partir dans la forêt pour jouer l'aventurier. La vie m'apportant un caractère se rapprochant désormais du connard cynique, mais me laissant pour l'instant dans une phase équivalente au pragmatisme. Thoby' m'avait compté sa vie en quelques lignes, il était membre d'une guilde de renom appelé « La Roue ». Semblerait-il que c'est quelque chose de bien, d'avoir une guilde. C'était ce symbole qui trônait sur le portique, qui le protégeais de tout « soucis potentiel ». Je me fis promettre de rentrer dans une guilde de renom, un jour. Le travail repris. Et c'est ainsi que je rencontra, en cette année 636, Graven Illeveque. C'était lui aussi un Ecaflip noir comme la nuit, au regard de meurtrier et au sourire amuseur. Il avait le visage du meilleur ami, du compagnon, et de l'homme fort. Le visage d'un protecteur. Des traces de lacération sur le torse, et une dague planté
dans la gorge. Il semblait mort, mais son cœur battait.
Seulement 2mois de soin suffirent à le sortir d'affaire tandis que le monde le portait aussi mort que moi. Grav' devint mon premier véritable compagnon de vie, et ami. Il avait réponse à tout, même aux questions don il n'avait pas la réponse. Il était fort, même quand il perdait. Il était drôle, même quand il pleurait. Il était l'homme que tout homme admirait sans que aucun homme ne songe à lui ressembler. Ce genre de personne unique qui marque sans jamais provoquer le mouvement. Il avait eu des soucis avec un groupe de malfaiteur qu'il avait rejoint puis trahis. Malgré le fait qu'il n’abordait que très peu le sujet, la haine dans son regard était palpable.
C'est ainsi, que pour la première fois depuis quasiment un an, une occasion de sortir du cimetière me fut proposé. Lui, voulait voyager, revivre une vie, malgré le fait qu'il soit recherché et qu'il finirait sans aucun doute mort d'ici peu. « A quoi bon vivre si on ne vis pas ? » Sans aucun doute une réflexion loin d'être stupide, mais loin d'être en lien avec les logiques de survie. Pourtant, je le suivis. En un an, le monde avait changé ! Les artisans faisaient désormais des miracles et avait une importance capital au centre du monde. Ce monde me redonnait le sourire de la découverte et de la curiosité que j'avais perdu en même temps que l'espoir de le retrouver un jour.
Abandonné à ces joies durant de longs mois, les projets sortirent. Grav' et moi après plusieurs mois de travail d'artisanat et d’entraînement pour nous rendre plus fort, décidâmes d'acheter une petite maison sur la bordure de la forêt d'Amakna. Une maison assez classique, avec un petit jardin fleurit et une barrière en bois à peine finit. Je l'aimais, un peu. Plus que je ne pensais. Plus qu'il ne l'imaginait. Il n'est jamais simple d’enterrer la personne que l'on aime, il est impossible pourtant de ne pas le faire. Grav' fut assassiné par son ancien groupe de malfaiteur, dirigé d'une poigne de fer par son ancien ami, un ecaflip tout aussi noir comme la nuit que lui. Au regard amusé et au sourire blanchâtre rayonnant de façon outrageante. Un ecaflip qui m'avait épargné pour mieux me reprendre mon envie de vivre. Un dénommé Lark. Nous somme le lendemain du jour de l'an.
637, plus que 5 ans à vivre, j'ai 22ans, et je suis seul dans un monde qui ne vis que pour être vécu à plusieurs.
La première chose qui saute aux yeux d'un homme désespéré, c'est la vengeance. La seconde, c'est l'oublie. La première me hantant plus que de raison, la second se fit impossible. Mais chaque homme dans ma situation aurait sans doute plongé tout autant que moi. Plonger est normal, le soucis venait des eaux dans lesquelles je tombais. Des eaux trop troubles pour que la vie n'y vivent. Pour que l'espoir n'est ne serait-ce qu'un espoir d'exister.
C'est ainsi que je sombra dans la drogue. Les journées d'un drogués sont assez courte. Le réveil est une souffrance, la prise est une délivrance apportant le sommeil puis vient le réveil. La boucle est courte, fait oublier la vie et l'envie. Un mois se déroula comme un jour, avant que je ne l'entendis.
Il était accompagné de 3 hommes, deux grands iops qui semblait plus stupide que la moyenne autorisé dans les milieux distingués, et un sacrieur au regard délabré. Je n'avais jamais aimé ces sous races de sacrieurs. Mais il fallait vivre avec. Le sacrieur, à vrai dire, était un petit peu connu dans son milieu. C'était le bras droit et le garde du corps du fameux « Lark ». Lui, comme à son habitude, trônait sur la foule. Manipulant de gestes félin dans un seul but, se soulever encore plus. Il recrutait.
C'est ainsi que je compris que ma première option était encore ancré dans mon cœur. C'est ainsi que je repris le « plan A », la vengeance.
Après 3 mois d’entraînement intensif, je postula de façon très discrète dans la guilde de Lark. Les recrutements dans ce genre de guilde sont rapide. Il suffit d'être fort, dévoué, et pas regardant sur les activités totalement illégal qui y sont mené puisqu'on y participe nous même.
Approcher le « chef » étant loin d'être facile, il fallait s'intégrer, et montrer sa force . Pour la première fois de ma vie, j'étais devenu ce qui s'approchait le plus du malfaiteur, ou du vaurien. Mais pour l'amour de la vengeance, pour le goût de son sang, il le fallait.
La guilde se nommait « Les BBP » pour Bandit Briseur de Paix. Un triste nom que je n'appréciais que très peu, mais assez réflecteur de la mentalité. Je fut donc recruté sans trop de soucis, puis posté au rang de Bandit comme chaque nouvelle recrus. Le but était simple … s'intégrer, s'imposer comme étant un membre suffisamment important pour l'approcher seul, et le tuer . Que le monde brûle par ma faute, que le monde crève, croyez moi, je m'en foutais.
Je voulais laisser le monde succomber. Mon seul objectif était de mettre le feu à ce visage si enjoué. Tuer l'homme qui m'avait tout prit sauf la vie. Par amour, on fait tout. Surtout quand cet amour est assassiné. Aucun mot ne pouvait rien changer.
Ma première mission fut d'acheminer une cargaison de drogue sur la totalité de l'île wabbit pour un client assez spécial. Bien sur, dis ainsi, ça semble banale. Mais quand on se traîne plusieurs caisse de drogue très rare, la moindre perte est exclut. Et croire que le nom de notre guilde suffisait à faire fuir les voleurs était être bien naïf. Mon entraînement intensif fut enfin profitable, ma force et ma maîtrise du combat me propulsant sans attendre comme était le « membre à avoir pour être sur de gagner » suite à cette mission plus que réussis. C'était mon occasion, ma seule et unique chance. Je la pris sans plus attendre.
Il me fallait avoir l'image de la force. Je pris donc le temps de me « relooker ». Il était vrai que malgré ma force relativement intéressante, je n'étais qu'un disciple Osamodas, et ma vie était basé sur ma stratégie. Il m'était donc impossible de me donner une image du gros bras violent agressif et virile. La virilité n'avait jamais été mon fort …
Il me fallait une image qui fasse plus peur qu'autre chose. Une image de la folie. Je pris donc des vêtements ample, sans manche, aux couleurs sombres, souvent rayé comme les marins, portant une multitude d'accessoires inutiles. Bracelet, collier, anneaux, tout y passait. Fort ou non, enchanté ou non. Le but était d'impressionner, d'imposer un respect nouveau, plus que de proposer une idée du danger encourut.
Le plan fonctionnait à merveille, les missions pleuvait. J'en refusais la plupart pour me donner l'image de l'homme pas facile à obtenir. Avouons le, j'y prenait rapidement goût. Ce sentiment d'importance était simplement grisant. Être au centre de quelque chose est toujours appréciable, et être le meilleur des plus faibles est sans doute plus grisant qu'être le plus faible des forts .
Balayant la vie et les envies, les soirées et les désirs d'un simple coup de lubie. Ma vie progressait à une vitesse folle vers un chemin sombre de force. Il est amusant de remarquer que les chemins sombre ne le sont que de l'extérieur, car en son cœur, on s'y sent au chaud.
Pourtant, la noirceur des choses réelles finissent toujours par revenir. Ce jour fut marqué d'une cloche tonitruante. Un disciple sadida couru vers moi en riant, il me montra avec fierté un simple bout de papier. Nous étions convoqué tout deux dans la demeure du Grand Lark en « remerciement » de nos services si bien rendu. Ce soir serait-il le grand soir ?
Mon marteau était petit, vraiment petit. Un manche très fin en acier, une tête recouverte de petit pique sur un coté, et simplement longiligne sur l'autre. Le but de ce marteau était de pourfendre, ou d'écraser toute résistance. J'en possédais des plus forts, mais il était le seul facile à dissimuler.
La demeure de Lark était plus une sorte de grande ruine ne comportant que quelques réelles pièces. Les gens comme lui vont-ils réellement en enfer ? C'était sans doute la question la plus pertinente à poser en ce moment. Nous entrâmes. La décoration de ce qui ressemblait vaguement à un intérieur était tout à fait classique, sans aucune folie. Un grand escalier menait à une petite pièce interdite où Lark se reposait. Nous ne pouvions entrer que chacun notre tour pour des raisons de sécurité. Le jeune disciple Sadida, qui portait le nom de « Zydal » semblait plus excité qu'une jeune fille sur le point de voir son époux revenu de la guerre. Je passa devant.

Entrant dans la pièce, je ferais la porte derrière moi. Il faisait sombre, ses yeux brillait, il était là. Mon marteau luisis une seconde sur le seul rayon de lune traversant l'unique lucarne de la chambre.

Il me regarde, et baisse les yeux. C'est insolent, c'est venimeux. C'est insolent, oui mais c'est beau … beau et violent. Peut-être un peu trop. Je le regarde, et fixes ses yeux, que dieu me garde, il faudrait mieux. Il correspond à mes souvenirs, ses long poils noir, ses yeux sans avenir. C'est insolent et pourtant si beau. Violent, sans doute un peu trop. Il avait toujours sur lui un couteau long, poignet de cuir, tranchant comme la lune. Pourtant, il baisse les yeux, lâche son arme puis se lève. M'empoisonnant, je serre la mienne.
Lark souris, il sait ce qui l'attend, il n'attend d'ailleurs plus que ça. Il lève les yeux, croise mon regard. Il lève la tête, croise mon arme.

Le sang me recouvre la bouche, me donnant l'envie de vomir mes tripes sans ne pouvoir m’empêcher de me délecter de cette saveur. Je tombais à genoux face au corps inerte d'une légende abattu sans l'ombre d'un motif significatif pour le monde. La vengeance.
Quand on passe des mois à n’espérer que ça. Quand on vit pour une chose, et que cette chose, ce rêve fou se réalise l'espace d'un instant. Quand la fin d'un chemin arrive sous nos pieds, on craque à l'inconnu et au retour à la case tant redouté du jeu de la vie. « Départ ».
Je fond en larme sur le corps de la personne que je haïssais le plus au monde, que je venais d'assassiner. Son œil s'ouvre l'espace d'une seconde, ses lèvres s'animent... il me murmure dans son dernier soupire « A quoi bon ? ». A quoi bon vivre tout ça. Je pris la fuite par la minuscule lucarne, regarder en arrière serait signe de mort. Ne jamais se retourner, plus jamais. Dans un mois sonnera la fin de l'année. Je passa ce mois complet dans un bar de Brakmar. Je ne faisais partis d'aucune cité, mais elles c'étaient calmé pour un temps, et la guerre venait de tourner à la traque particulière entre assassin. Les cités étant redevenu habitable, de plus en plus de population se dirigeaient vers « villes neuves » promettant un nouveau départ et une bonne dose de propagande pour les rejoindres.
Démolir des gens dans un bar, se faire démolir. Frapper à la moindre insulte, à la moindre remarque sur le look vestimentaire qui me rendait plus efféminé.
En effet, ce qui faisait fureur et peur ne marchait que grâce à la réputation, et ce look très précieux dans une cité aussi barbare que Brakmar ne m'offrait rien de mieux que des vagues d'insultes. Mais comme une blanche fleur posé sur une tombe recouverte de sang, il ne restait rien de mon innocence. L'année toucha à sa mort. Une autre année de peine, une autre vie qui se déchaîne encore une fois sans qui que ce soit se profila.

Nous somme en 638, j'ai 23 ans. Plus que 4 ans à vivre. Mon corps se recouvre de cicatrices que je ne sais effacer. Mon âme se brise, et je ne sais plus comment la remonter. Je fis donc pour la seconde fois la même erreur de sombrer dans la drogue et l'alcoolisme, mais d'une seconde manière cette fois. Brakmar était une cité très vivante la nuit, et ruinant bars et salle de concert nuit après nuit de ma langueur habituelle qui se transformait de jour en jour en une sorte de mélange de fêtard et de dépressif. La honte n'existait pas dans un tel monde, et entre l'esprit malade et l'esprit volant, les nuits folles se poursuivait. Finissant tantôt le lendemain matin, une femme inconnue allongé dans mon lit, tout aussi murgé que je pouvais l'être. Les visages se succédèrent sans arrêt, sans pour autant se graver. Nous ne vivions plus le jour, le soir était notre éternité. Le bonsoir remplaça le bonjour, le bonsoir remplaça le bonsoir. Une nuit, dans la taverne du chabrulé, qui était mon bar de départ avant d’enchaîner sur une petite salle de concert glauque que j’appréciais fortement, un visage inconnue me sauta aux yeux. Il avait les traits fin, une natte sur le coté droit, les yeux verts et le sourire facile, c'était un disciple cra. Il ne semblait pas tourmenté par quoi que ce soit, juste heureux de vivre une vie sans but. Je m'approcha de lui discrètement, pour l'observer un premier temps. Bien qu'il sentit ma présence, il eu la gentillesse de me laisser croire à mon petit jeu d'observation. Après une petite heure passé à le reluquer sans aucune perversion notable, il se tourna vers moi brutalement, un verre à la main. « Sébastiane... ». Je resta stupéfait une demi-seconde, avant de saisir le verre avec lenteur. Répondant par mon nom sur un ton plus méfiant. Sébastiane était le genre de personne que les gens qualifie de « fou furieux » sans pour autant qu'il ne possède une once de virilité. Excité par l'idée même de la vie, et après une discussion des plus classiques, il m'entraîna pour la première fois de ma vie sur ce que j'avais toujours jugé d'inutile … une piste de danse. Le sentiment de liberté me revint à la bouche tel un goût amer et pourtant si appréciable. La soirée dura l'heure de trop. L'heure que je redoutais, et pourtant attendait. S'approchant de mon oreille, il me glissa avec une tendresse que je ne connaissais pas à ce jour, une simple phrase qui semblait si pré-construite qu'elle en était spontané. « Admirons l'amour des autres ». Il m'embrassa sans dégoût, bien que tout me paralyse. Un peu, c'est tout.
Le bruit de verre qui se brise, le bruit moralisateur reprenant, un peu, c'est tout. Nous partions. Sebastiane était ce qu'on peut appeler un junkie. Il était tout comme moi, atteint par la maladie de l'esprit las, sans pour autant avoir une raison.
Parfois on traînait, parfois on sortait. Parfois la vie nous allait, sans pour autant nous guider.
Parfois je ne sent plus rien, et je perd l'équilibre … et c'est tout. Parfois le matin je me réveil à genoux. Tout bascule en arrière suivant des larmes de verre, se brisant me paralysant. Un peu, c'est tout. Parfois je me sent bien, au fond de mon corps, des vas-et-viens, c'est bien... C'est bien trop de bruit, pour presque rien … Lentement, je joint les deux mains, espérant un peu prêt tout. Pourtant, rien ne viens. Un peu de vide, et puis c'est tout. Juste un peu, c'est tout. Les garçons ouverts, les gestes bleus, je chuchote quelques mots « Pardonnez comme je me pardonne », pourtant, adressé à personne, au vide, au peu de tout.
Il me fallait briser avec tout ça, je pris une distance non négligeable, migrant sans plus attendre dans la cité blanche, la cité bontarienne. Ma vie voulait continuer de vivre, et de s'amuser. Mais, sans prévenir Sébastiane, j'avais ce besoin de souffler.
Ce soir là, je sortais dans les clapier, où les garçons sont en privées. Garçons de mauvaises habitudes, garçons de très grande solitude. Un verre glacé saveur koko, et elle te tourne effrontément le dos. Une provocation qui rendrait las seulement le pire des ingrats. Bonta la nuit et toute la crainte s'enfuie, pourtant, Bonta ne vit que dans la mort, le sang et le bruit.
Vint une soirée bien plus arrosé, la drogue ne faisait plus que voler. Les plus fragiles avaient déjà fuit, ne laissant plus que les pires des assouvis. Se complaire dans cette souffrance, faisait bien souvent la différence. Ce n'est qu'au lendemain, piètre et débauché, que je vis que tout avait changé. D'une salle mal agencé, je me retrouvais tout simplement enfermé dans une cellule bien plus sombre, sans raison, souvenir ou façon.
Sebastiane gisait sur moi, tenant une flèche entre ses doigts. Machinalement je me leva, le laissant glisser le long des draps. Me dirigeant vers la grille, appelant d'une voix malade le premier gardien venu. Tout d'abord, je ne le compris pas, mais le visage que je venais de voir apparaître était le visage que je haïrais le plus de l'année à venir. D'un geste martiale, il se redressa devant moi, m'intimant un respect qui ne lui était pas du. Il me scruta avec dédain, avant de juger de façon hâtive, de mon sort qui semblait si dérisoire entre ses mains « Envoyez le avec les autres drogués au camps, ils jugerons où il purgera sa peine ».
Bonta, la cité folle, était aussi la cité propre, et tout ces actes de dépravassions était fortement réprimandé dans le but d'offrir à la cité sa « beauté » sainte. Le garde qui semblait être le chef se retourna et fit 3 pas, il en avait finit avec moi. Mais soudainement, un éclair lui traversa le crâne, il fit volte-face et me jeta le regard le plus hautain du monde, le mépris s'y sentait comme une odeur de viande cuite dans un magasin de légume. « Bonne année 639 » Et il reprit son chemin.

Dernière nuit réel avant une année de marbre brute. Il arrive toujours un moment où on planque quelque chose sous le tapis, en sachant qu'un jour ça en sortira. Mais on redoute ce jour en vivant notre vie sans s'en soucier plus que ça. Ma vie entière était sous ce tapis qui venait de m'aspirer en guise de vengeance. Nous arrivons au camp qui se situais dans la zone la plus à l'ouest de brakmar, dans une petite région isolé. L'air y était aride et la terre infertile. Le rouge âpre dominait la vision, rendant aveugle, tuant la vie. Cette région n'avait jamais connu de vie naturellement. Les plantes y mourraient. Les animaux y crevaient. C'était la suprématie des pierres, minéraux, roches, sable et terre. Nous n'étions pas à notre place. A peine arrivé, un gros homme bourru qui ne semblait pour autant pas détestable nous jugea lentement. Son travail était de définir le notre. Nous avions chacun un numéro, une peine . Mon numéro était le « 7-1984-1 » 7 était mon affectation de travail. Il correspondait à la branche des assistants soins. Il faut dire que pour une fois j'avais eu de la chance. Ma divinité Osamodas m'ayant pour la première fois servis à autre chose qu'à la mort. 1984 était le nombre de personne étant passé par le camp. 1 était ma peine. Un an, une longue année totale à purger. Vous savez, l'ironie dans ce genre de cas, c'est qu'on ne se souviens jamais à quel point un an c'est long. Un an dans une vie, ce n'est rien. Mais un an est d'une longueur fatale quand on la passe dans un enfer don la durée de vie ne dépasse pas les 6 mois. Ce n'était pas une peine d'emprisonnement, mais une peine de mort.
Je pris le travail, voyant les morts chaque jours sortir de la mine, me réjouissant de ma position. Nous avions l’espérance de vie la plus longue du camp, environs 10 mois. Ensuite les infections reprenait le dessus. Les mineurs avaient la plus faible. Elle ne dépassait pas les 3 semaines. Il ne faisait pas bon vivre être un iop, un cra ou un sacrieur dans les camps.
Sebastiane mourut en 4 jours. Tentant de s'échapper avec son habituelle inconscience, il fut arrêté par une battu de coup de pioche ayant mit fin à l'existence de son crâne. Sa mort ne me fit que mal le premier jour. La mort ici, c'était le quotidien.
Le premier mois se passa dans la douleur, mais le pire n'était qu'à venir. Après un mois et une semaine, un détenu que je soignais et qui était jugé « instable » me lassera le torse avec un bout de diamant qu'il avait miné. Un morceau de pierre de diamant se fixa dans mon torse et ne ressortis par miracle que quelque jours après lors de la cicatrisation de la plais. L'infection ne me toucha pas par un miracle que je remercie encore en ce jour.
Les « infectés » étaient les malades qu'on ne soignait pas. Ils mourraient, simplement. L'infection était le fruit de la mine trop proche d'un volcan. Le kolbalte avait été modifié avec la chaleur, et avait infecté chaque pierre de la mine. Le simple fait d'être en contacte avec les pierres de cette mine pouvait entraîner la dégénérescence des chaires, puis la mort.
La survie n'était devenu plus qu'une solution, don le chemin se faisait impossible. C'est ainsi que je compris que je n'y survivrais pas si je ne m'échappais pas. Il fallait monter une rebélion.
Tuer le clair de lune au visage angélique, entre enfant de la brume, et rire maléfique. Nous sortirons dans ce futur, terreur de l'hypothétique. Si loin, si prêt … rien n'est sur, même si tout marche en pratique. Kobalte archétype, notre arme pour la guerre, ce Kobalte sonnait la saison de l'enfer, ce Kobalte faisait de nous poussière, il fera d'eux rivière.
Le cri s'élevait des profondeurs. Il était temps de plonger, de sortir, et hurler notre désir de sortir. L'écho de cette sortit sonna dans tout le camp, rassemblant.
Le kobalte en main, purifiant leurs corps. Kobalte en main, défiant la mort. Entraînent l'empilement des corps, le Kobalte est le jouer des plus forts. Tout était prêt, le plan fonctionnait. Il ne restait plus qu'à attaquer. Je fut arrêté et transféré, mon cœur se stoppa.
Comment avait-il pu savoir ? Comment avait-il pu deviner pour la rébellion ? L’écho ? Quelqu'un avait du nous trahir, mais qui ? Pourquoi ?
Dans une cellule isolé sur la bordure de mer, au port de madrestam, je me lamente en regardant la mer. Seul. Il n'y à qu'une personne dans cette prison, et elle est en haut du mirador. Impossible de lui parler ou de communiquer. Sombrant dans l'ennuie et la déchéance, je m'imagina ce que pouvait être ce gardien si mystérieux.
Je croisa seulement après 2 jours d'enfermement le regard de ce gardien improbable.
Elle regarde depuis le mirador. Tout ce qu'elle fait c'est admirer la mort, elle ne joue pas la sérénade. Une arme limé au fond du cœur, ce qu'elle adore c'est faire régner la peur. Une jolie femme armé qui souris, qui essaye de troubler l'ennuie. A peine adulte, et venu de Brigandin, qui la nuit, crevait de faim. Elle avait trouvé ici un idéal qui n'était pas vraiment le plus partiale. Son grand manteau noir couvrait ses jambes, dés que je le voyais, j'avais la tête qui flambe. Qui n'a jamais rêve, ne serais-ce que pour une nuit, de partager son lit ?
La prison ne me parut jamais aussi agréable et aussi terrifiante. Cette dame noire m'attendait. Me guettait. Je l'admirais.
Le rêve ne dura pas, le lendemain je fus transféré dans un bateau. N'ayant aucune preuve contre moi, ma peine ne fut pas rallongé. Mon transfert était donc « classique » et il me restait toujours plus que 8 mois à tirer avant d'être libre. Et puis après tout, rien ne pouvait être pire que le camp. Cette prison ce nomme Alkatraz. Elle est atteignable après environs 2 jours de navigation à bon rythmes. Totalement impossible d'en échapper à la nage, et même en volant un bateau, la navigation en mer était trop anarchique pour en rescapée. La prison de l'oublie.
La porte s'ouvrit seule, comme par enchantement, et une force me poussa à l’intérieure. Il n'y avait que 4 cellules. Deux étaient pleines, la première contenait un homme chétif, immobile et nu. La seconde, un prisonnier portant la même tenu que moi. Le matricule « 1-3-X » trônait sur son torse comme un blason de guilde. C'était le numéro 3. Sans doute le plus vieux prisonnier encore en vie ayant vu les camps. Sa peine de X année était sans doute l'ironie d'un crime grave. Il me prit l'envie de lui parler, mais ma cellule s'ouvrit. Je me laissa croire au fond de moi que je passerais le reste de mon année à discuter avec lui. Pas si désagréable la prison. J'étais loin de m'imaginer à quel point cette prison mérite le nom de « l'oublie ».
Les cellules portaient un sortilège unique. Le sortilège du vide. Une fois dans cette cellule, le sortilège se déclenchait, et la porte se refermait. Vous perdiez dans la foulé vos 5 sens. Toucher, goût, odorat, ouïs et vision. Le noir, le vide. L'inconnu. Il ne se passe rien, absolument rien. La vie ne vous offre même pas la possibilité de vous déplacer, de vous suicider.
Une journée vous semble un an, une semaine vous semble une vie. Et la folie devient bientôt le seul moteur de vie possible pour garder un semblant de cerveau.
La penser depuis unique, et le besoin depuis obsolète. Tout ce que je souhaitais, était simplement de vivre quelque chose. Même la souffrance du camp me manquait. Même la souffrance me manquait. Le simple fait de souffrir était désormais un luxe rêvé. Criant, hurlant sans rien entendre, attendant, mourant, vivant ou subsistant. Ici rien n'avait d'importance autre que la tentative de passer le temps plus vite vers une libération, létale ou non.
Ce qui me sauva fut un petit point noir, plus noir que les ténèbres m'entourant. Lors de mon combat contre Lark dans l'arène il y avait de ça presque déjà 5, un point noir, une tâche morte était apparut dans mon œil. Un point noir, tout petite. Il n'était pas gênant, et à vrai dire, j'avais passé le plus clair de ma vie sans le voir. Mais le voir signifiait 2 choses. La première était que cette cage de silence, ce supplice suprême n'était qu'une illusion contrôlant nos sens. Car le simple fait de voir ce point signifiait que je ne dormais pas. J'étais bien réveillé, et mes sens en éveils. En éveil de l'inconnu et du vide. Bien que ce paramètre n'avait aucune utilité en lui même car il était impossible de s'évader de cette prison, quand on est enfermer, il faut penser. Réfléchir depuis la solution pour la survie de notre cerveau.
La seconde chose que ce point signifiait, c'était une connexion à la réalité. Un truc à fixer. Je n'étais plus seul dans le noir. J'avais quelque chose qui me retenais en vie. Je n'échappa à la folie que de peu, et sans doute grâce à ce stupide point. Ma libération fut discrète, et en temps et heure donné. Le port avait bien changé en un an. Allant m'allonger à la sortie du bateau au zaap le plus proche, a même le sol. Ce besoin de parler, de vivre, de sentir et d'entendre la vie me brûlait les sens. Ce besoin vitale d'avoir des besoins. Un an complet de ma vie venait de m'être retiré. Entre enfer et vide. Pour le simple péché d'avoir voulu toucher le paradis.
Je me releva doucement, humant l'air frai de la mer. Un sourire indescriptible se dessina sur mes lèvres. Quand le monde vous retire l'essence même de la vie, tout semble plus beau, plus joyeux, plus agréable. Le monde retrouve sa saveur démultiplié. Le simple fait d'avoir vécu l'enfer vous fait passer la vie routinière comme le paradis. C'était le jour de l'an, et cette nuit était la dernière de l'année 639. Nous entrions dans une nouvelle décennie, que j’espérais pleine de surprise.
Ce soir, à Amakna, c'était le défilé des guildes. Chaque nouvelle an, une sorte de tradition faut-il croire. Les portes drapeaux de chaque guilde défilait avec quelques membres représentatifs.
Me postant dans un point en hauteur, entre l'isolation et le centre du spectacle, j'admirais les blasons défiler devant moi un à un. Me demandant lequel me ferait envie. Il était temps en effet de m'engager dans une guilde et de vivre enfin comme quelqu'un de normal. Vivre, en faite, tout simplement.
Les blasons des grosses guildes crevait l'écran. Les Yatsura, les Dragons D'amakna, les Alliances Dofusiennes... tant de guilde si forte, porté par des personnes ayant le regard fort et des équipements de combat assez rare et puissant.
Avouons le, les guildes avaient sortis pour l'occasion les très gros nom de chaque guilde. Soupirant une seconde, je me jura d'un jour défiler pour une guilde. D'en être un, de ces gros noms que les gens envies. Une guilde légèrement différente attira mon attention plus particulièrement cependant. Elle était plus petite sans pour autant être insignifiante. Porté par des membres plus normaux, plus fier de leurs couleurs... la question germa dans mon esprit, qui sont-ils ? Je ne pu avoir la réponse que le lendemain en croisant un des membres portant ce blason s'affirmer comme étant un « KostarKravatt ». Drôle de nom de guilde … Les membres semblaient tous amis et l'entraide de mise. Le meneur, Mr-Tom était un puissant eniripsa qui me semblait pour l'époque être le meilleur de tous. En cette époque, il faut dire que je sortais d'un an de taule, et je ne connaissais pas de personnes comme Era-nini ! Mr-tom était toujours accompagné de son gorille de compagnie, une sorte de brute épaisse totalement sanguinaire et motivé par le simple fait de briser des crânes, Everblue. Je compris bien vite que les rouages de la guilde était très bien huilés. Il y avait mat-invocateur, L'osamodas débrouillard et suicidaire. Quoran, le connard cynique philosophe, don l'avis semblait à la fois trop et ne pas assez compter . Vinni, une psychopathe nymphomane. Et enfin, Zoulouh, le sage sadida, posé mais plein d'idée. Chaque membre gravitait autour de cette attraction irrésistible que procurait ces membres, bien que Vinni partis rapidement pour une raison inconnue. Je fus rapidement intrigué par l'alignement de Zoulouh, qui n'était ni Brakmarien, ni Bontarien. Son camp semblait totalement différent. C'est ainsi que je connu le clan Sériane. Une fois recruté dans la guilde, et une fois ayant fait mes preuves, Zoulouh m'expliqua chaque rouage du clan, chaque base et détail pour me permettre de tenter sans doute, un jour, l'entretien d'entrée. En ces temps, j'étais bien plus pressé, et le moindre de mes actes devaient absolument allez au plus vite. Sans doute un snuff du à l'année d'enfermement. Quoi qu'il en soit, je tenta 4 fois l'entretien d'entrée, le foirant ces quatre fois. Mais le seul recruteur acceptant de me recevoir étant Uryantis … je n'avais pas le choix ! Et me pliant à la moindre de ses exigences, ce qui devait arriver arriva, et je me retrouva avec une paire d'aile sur le dos. Uryantis et Zoulouh était sans doute les deux mercenaires que je respectais le plus. Zoulouh ayant toujours été quelqu'un de posé, stable, mais incapable de se retenir de défendre ses idéaux jusque dans la mort, la violence ou la protestation armée. Uryantis quant à lui était une brute, tout simplement. Chef d'une vague du clan nommé Lames de Kerm, il était en charge des agressions sur les listés et sur les cibles des contrats de primes. Son talent au combat m'inspirait le respect, et inconsciemment, je me suis mis à tout faire pour devenir plus fort, dans le but de l’impressionner. Les explorateurs nouveaux se dirigeaient toujours plus vers le nord, encore vers le nord. Ils finirent par découvrir un nouveau continent habité et habitable totalement loufoque et remplis de monstre plus fort les uns que les autres. Mon entraînement intensif repris de plus belle.
Mais reparlons du clan ! On m'avait assigné comme tuteur Korge, sans doute de ma faute. En effet, après une animation, il m'avait semblé plutôt sympa, et je me laissa charmer par l'idée de l'avoir en tuteur. Au début, tout se passa plutôt bien. Mais il fut rapidement un fait que Korge n'avait pas le temps de me faire progresser à mon rythme, et par ambition mélangé à une frustration, je fis la plupart de mon apprentissage auprès de Uryantis et Zoulouh, encore une fois. Ceux-ci me formait à devenir le meilleur mercenaire possible. Mais mon adversaire de l'époque était clairement mes sentiments et ma hargne dans chacun de mes actes. Un sentimentalisme tel que je finis par tomber dans le piège le plus stupide que pouvait me tendre la vie, je tomba amoureux de la seule personne en qui j'avais confiance et en qui je pouvais me fier à 100%, le dit Zoulouh. Notre mariage fut entre le bordélique et le vite fait, mais c'était mon premier mariage, et il fut pour moi une réussite. Notre duo semblait totalement indestructible, et j’obtins enfin de compte, malgré une longue attente, le grade 5 dans le clan Sériane. Zoulouh et moi même obtenions la charge d'un petit, notre « gosse » comme on l’appelait, qu'on nomma NeverBlue en honneur à notre brute de guilde et fils de Mr-Tom. La vie semblait tout ce qu'il y à de plus idéal, et pourtant, rien n'est parfait. En fin d'année 640, qui fut sans doute l'année la plus heureuse de ma vie en cet instant, je le rencontra. Il était jeune, vigoureux, fort, drôle. Nous avions la même longueur d'onde. C'était un grand Pandawa du nom de « Apple-Absynthe », et tombant immédiatement sous le charme, je me mis à le fréquenter. Très vite, il vint me rejoindre dans la guilde des Kostars, et passant le plus clair de mon temps à m’entraîner ou à discuter avec lui, des liens se tissèrent. Zoulouh, loin d'être aveugle, avait du le voir bien vite, il se mit lui aussi de son coter à fréquenter une autre femme, du nom de Chatta, qui elle venait de rejoindre le clan. Nous avons commencer à moins nous parler, à nous éloigner, et à vivre chacun de notre coté. Bien qu'on restait très proche, en amitié, la flamme s'était éteinte.
Nous somme en 641, et j'ai actuellement 26ans, plus qu'un an à vivre, mais je n'en sais foutrement rien.
Sous le blason Sériane, je rencontrais beaucoup de monde, beaucoup de personne. Mon expérience de combat devenant de chaque jour plus haute et plus fine, je commença pour la première fois de ma vie à allez dans les zones d'agressions, pourtant défendu aux Sérianes.
Me prenait branlé sur branlé, tanné sur tanné. Mais sans relâche, je ne cessais de revenir, quitte à me faire encore tabasser. Le but n'étais pas de gagner, mais d'apprendre. Et je n'apprendrais qu'en perdant et en apprenant de mes erreurs. C'est ici, entre deux coups de pied et un sort sadida placé avec une précision mortelle. Entre 3 cartes jetés pour saigner et une pelle dans la gueule, que je fis la rencontre qui changea sans aucun doute le plus ma vie.
Attaqué sans raison valable, mais en fallait-il réellement une ? Les 4 hommes se tenaient face à moi, n'ayant pour seul mot « la joie de se battre ». Qu'ils perdent, ou gagnent, qu'ils tuent ou blessent, ils s'en foutaient. Le but était le combat, le combat pur, en lui même. Ces 4 hommes ce nommaient Bobysounours le Sacrieur, Nabuo le sadida, Eca-chanceux l'ecaflip et Maynard l'enutrof. Ils se battaient sous le blason des Bouftous Roses, une guilde dans laquelle le combat était roi, quel qu’en soit le motif. Admiratif de cette puissance et de cette volonté de fer, je me mis à sympathiser avec eux. Appréciant chaque coup qu'ils m'imposaient avec violence pour en apprendre plus, sentant monter en moi la fièvre du combat. C'est Bobysounours qui me proposa pour la première fois de venir dans la guilde. « Les bouftous roses prônes la suprématie des Brakmariens, mais tu es Neutre, et tu me plais. Je veux des gars comme toi dans la guilde, qu'ils se battent avec moi ou pas ». Comment résister ? J'avais sans aucune hésitation accepté cette invitation, dangereuse, inattendu et surtout critiqué.
En effet, la guilde Bouftous Roses avait prit l'habitude d'agresser à vu chaque Sériane dans le simple but de revendiquer la puissance et le combat. Le combat de masse, la guerre, la vrai. J'étais un traître aux yeux des Sérianes, un vendu aux yeux des Brakmariens. A vrai dire, je n'étais réellement ni l'un ni l'autre, j'étais simplement un mercenaire qui aimait se battre. Je connaissais chacun de mes défauts et chacune de mes limites. Bien qu’ambigus, je ne me sentais ni traître ni vendu, juste le cul entre deux chaises que je souhaitais rassembler pour en faire un banc. Les Bouftous Roses me firent connaître la plupart des gens importants de ce monde. Que ce soit les plus gros noms des Dragons D'amakna, les plus gros ennemis, les gens redoutable ou les plus jolies femmes comme Emy. Maynard était l'un des plus intéressant dans ses idées folle. Il avait planifier des centaines de choses qui améliorerait le monde, sans jamais avoir la volonté de les produire. La fainéantise Enutrof ? Ou simplement en avait-il trop fait dans sa jeunesse pour avoir la foi d'en refaire autant.
Eca-chanceux était quant à lui le plus tacticien et le plus inventif sur les équipements. Une sorte d'armurier inventif et fana de forgemagie avancé. Nabuo était le plus posé de la bande, quand il était calme. Mais une fois énervé, Nabuo devenait un monstre enragé impossible à arrêter, sa vengeance n'ayant ni limite, ni pause, ni pitié.
Les Bouftous Roses m'apprirent à me battre, à vivre et à combattre comme un Osamodas digne de ce nom devait le faire. Et bien que la situation spécial avec le clan devenait compliqué à gérer, je ne pouvais me résoudre à choisir.
Un jour, au détour d'une conversation classique entre guildeux, ils me firent rencontrer la personne la plus surprenante que je pu rencontrer. Cette rencontre marqua le second changement de ma vie. C'était personne d'autre qu'Elya-Kent, la meilleure Xelorette de ce monde. Très vite, on s'accrocha l'un à l'autre. Très vite on se trouva projet sur projet, idée sur idée, envie sur envie. Je n'avais jamais ressentis ça auparavant. Tout semblait en contrôle, tout semblait prévu, et sans limite. Elya me présenta sa famille, et nous passèrent à l'étape suivante de ce qu'on pouvait appeler une équipe. Elya m'apprit la stratégie pur, la stratégie de chaque donjon. La patience, la force et le courage de tuer le monstre le plus gros, le plus puissant sans commettre la moindre erreur.
Malgré une vie qui devenait ce que tout le monde envie, malgré une existence au bord de la totale conscience, des tensions perduraient.
En ce temps, dans le clan, je m'étais rapproché de deux membres. Le premier était un ancien Sériane très doué du nom de Order, devenu une sorte de cynique mal baisé, souhaitant tout révolutionner. La seconde fut Sue-shi et donc indirectement Shaygo. Sue était à l'époque au même grade que moi, c'est à dire le grade 7. Nous l'étions à vrai dire tout les trois avec Zoulouh. Order quant à lui restait dans son coin, mais me parlait beaucoup. En ce temps, il y avait deux camps, les pro Younnie, qui l'écoutait, était ses amis et se soumettait à 100% à la volonté de celle-ci. Et les gens qui refusait cette idée. Bien que Younnie soit GM, j'avais toujours eu pour idée que quelque soit le grade, un avis ne doit pas être ignoré. Surtout si l'avis en question est développé, bien présenté et soutenu par plusieurs personnes au sein d'un clan.
Younnie avait aussi pour pratique courante le favoritisme dans ses plus grands retranchements. Une personne en profita plus particulièrement, et ce fut Chatta, la femme qui justement c'était très rapproché de Zoulouh. En ces temps là, ce rapprochement m'avait beaucoup affecté car je perdais de vu et d'amitié une personne qui m'avait toujours été cher.
Chatta obtint vite le même grade que Sue et moi même malgré son travail moins important que le notre, ce qui était logique en vu du fait qu'elle n'était dans le clan que depuis très peu de temps. Mais l’ego de Chatta devint tel qu'elle se permit de faire une erreur qui était notifié comme « punissable », erreur que Sue remarqua et fit remarquer à l'AM de cette époque. En guise de réponse, Chatta l'insulta. Insulte don je fut également la cible car je soutenais bien évidement Sue dans ce combat. Chaque insulte étant prit en preuve, envoyé à l'AM avec un dossier très complet. En guise de réponse, Sue-shi se fit dégrader. On ne touche pas aux protégés de Younnie... Dans cet excès d'incompréhension, elle quitta le clan et je ne tarda pas à la rejoindre.
Il faut dire qu'en ces temps, avec les Bouftous Roses et mes nouvelles capacités, beaucoup d'idées avaient germé dans mon esprit. Des idées de réformes, de changement. J'avais foi, je croyais en un clan fort, un clan changeant, mais le clan Younnie n'était pas ce clan.
Une fois dehors, je fis ce que la liberté total m'offrait à bras ouvert, et je me mit au massacre de masse pour la transe du combat, pour ce moment d'extase qu'est le duel, la guerre et le goût du sang. Passant le plus clair de mon temps dans les zones de la ville même de Bonta. Nous entrions discrètement, en tuant quelques gardes. Passant les barrières et les frontières du possible, nous cachant dans les arènes, les banques des cités ennemis, agressant en masse, en zone, en groupe, sans pitié. Chaque occupant passant y avait droit. Bien plus proche du génocide que de la guerre, les opposant se faisant de plus en plus rare, la lassitude finit par venir. Le combat semblait moins intéressant et des infrastructures pour le pratiquer en toute honnêteté commençait à se monter. Notre combat de mentalité semblait à la fois abandonné et pourtant aboutit. La guilde se dissolut.
La lune se brisait au dessus de notre tête, dans un fracas monstre, mais pourtant vers un avenir qui semblait prometteur. Une autre horizon s'offrit à nous, une horizon appelé Nufra Spectrum. Cette guilde semblait être marqué comme étant la guilde la plus forte de toute. Dirigé par un meneur très discret et pourtant si connu. Ses stratégies devenu célèbre, Dy-Seath s'occupait de ce grand projet qu'était les Nufras avec des membres bien connu tel que Joyes ou Exited. Des membres qui formait encore une fois un noyau dur d'une guilde puissante. Owaps, un mercenaire, était membre en ce temps. Il avait été parmi ceux qui m'avais soutenu lors de mon départ du clan. Je l'avais toujours considéré comme un excellent mercenaire, un des meilleurs a vrai dire. Mais lui aussi était un peu comme moi, du genre sanguin … Et ses nombreux pétages de plombs l’empêchait de monter comme il le mériterait. Le goultarminator approchait à grand pas, ce célèbre tournois de combat qui se faisait s'affronter les meilleurs combattants de tout les différents mondes. Ce tournois était plus important qu'il n'y paraissait. Ce n'était pas que l'occasion de prouver qu'on était les plus forts de ce monde, mais de tous. Cette occasion ne se rate pas. Et les Nufra souhaitait bien évidement montrer leurs forces pour s'affirmer comme étant les meilleurs. Constituant des équipes et aidant les meilleurs membres, le tournois s'organisa en vu d'une victoire. Mais durant ce temps, les choses se sont complique pour moi de façon inattendu. Je perdis goût à Elya. Et suite à une dispute plus violente que les précédentes, nous nous séparâmes. Dans cette séparation, une partie de mes équipements que nous avions fait ensemble lui revint, et je me retrouva avec quasiment plus rien, et la volonté la plus faible du monde.
Je passa le tournois en temps que spectateur total. Mais la victoire de notre monde, et plus particulièrement de notre guilde me redonna l'envie de me battre pour un jour y participer moi aussi, et défendre mes couleurs auprès de tous. Pour ce faire, je devais absolument me refaire, remonter au plus haut de l'échelle. Au cour d'un soir, une amie me proposa un simple Mansot Royal, quelque chose d'assez classique, mais que je ne pouvais refuser dans ma situation. De plus, cette amie du nom D'Amara était quelqu'un d'adorable et très appréciable. Lui refuser un donjon serait très déplacé. Au cour de ce donjon, je fis la rencontre du dernier homme de ma vie. C'était un sacrieur sans pitié. Son unique but était briser des os, et surtout, les os des autres personnes. Il prenait un malin plaisir à achever les gens, mais avait aussi une gentillesse et une intelligence que j'appréciais fortement. Il avait tout pour plaire, et même ses excès de rages quand il était totalement immobilisé me faisait rire. De façon folle et totalement stupide, je lui proposa de faire la quête du Slip Iholo, et sans raison, il accepta. Nous passâmes alors la semaine la plus longue de notre vie … une semaine complète de calvaire plus horribles et sans fin les jours après les autres. Ce genre de semaine rapproche deux hommes, et nous finirent par nous marier un soir, encore une fois de façon totalement aléatoire. J'aimais ce genre de mariage sans ambition autre que relier deux personnes. Au final, je me foutais du reste et des gens qui y assistait. Agasthene m'aida plus que de raison, et je retrouva rapidement un équipement plus que viable. Formant une équipe avec Picolo, un pandawa complètement fou à interner, Ayros, un sram homosexuel très raffiné et refoulé, ainsi que Tube alias Le John. Le John était un mélange étrange de la personne qui n'a pas assez eu et qui au lieu de s'en plaindre se bat à mort pour tout obtenir, et un comptable brakmarien incapable de lâcher le moindre kamas. Son sens des affaires très aigus nous sauva la vie plus d'une fois, avouons le. Rapidement, je sentis que ma place n'était plus dans ce monde qu'étais les Nufra, et l'envie de bouger fut plus importante. Je rejoignis la guilde d'Agasthene, les « Anathems ». Cette guilde me fit passer de très bon moment, et retrouvant une ambiance comme celle que j'avais chez les Kostar, une famille se reforma. Passant le plus clair de mon temps à m'amuser et à vivre avec eux. Ils avaient une passion commune avec moi, qui était l'agression des Sérianes. Depuis l'époque Younnie, je n'avait cessé de le faire, enchaînant chaque boisé que j'avais l'occasion de croiser. Mais ceci n'était qu'une fuite en avant vers le fait que le clan me manquait.
C'est Babyss qui m'en fit m'en rendre compte au détour d'un percepteur abattu. Il était une des personnes les plus étranges que j'avais eu l'occasion de rencontrer. Il était à la fois pour et contre tout. Il était pour l'économie, la force et l'envie, l'explosion et la chaîne d'agressions mais pourtant, en être la cible lui inspirait une haine froide. Il était ce qu'on appelle un opportuniste qui s'assume. Et le plus beau, c'est qu'il méritait que tout lui sourisse, bien que ce n'était absolument pas le cas. Il aurait mérité d'avoir la veste du bon coté sans avoir à la retourner. Il n'avait pour autant pas peur des profiteur, des agitateurs ou des voleurs. Il était dans un pragmatisme rare et au bord du réel. C'était un véritable mercenaire de terrain, le plus terre à terre possible, mais ainsi, le plus proche d'une certaine réalité. Il me fit une proposition que je jugea la première fois tellement folle qu'elle n'était même pas acceptable. Il me proposa de revenir dans le clan.
L'envie me toucha les babines, et l'idée même de revivre avec le clan me donnait des frissons d'excitation. Je réalisa enfin à quel point le clan m'avait manqué. Younnie avait été foutu dehors, et le clan retrouvait la neutralité qu'il méritait. Mais j'étais un anti-sériane traqué, et le simple fait de revenir m'était formellement interdit. De plus comment les membres le prendraient ? Je craignais tout ça tout en le désirant. C'est seulement après une semaine de réflexion que j’acceptai d'en faire la demande. La réponse de Cronnos, qui était déjà le GM en chef à ce moment là, fut très simple. Il fallait que je fasse mes preuves. Il me demanda de faire pour lui et pour le clan une mission secrète que je ne détaillerais pas ici pour 2 raisons. La première est que cette mission est justement secrète, et qu'elle doit rester entre les personnes concernés, la seconde est que je souhaite qu'elle ne fasse partis du récit de mon histoire.
En ce temps, nous étions déjà en 642 et je venais de fêter mes 27 ans le 1er Flovor. Nous étions le 15, et je me surpris seul, admirant mes ailes de retour, au grade de Sériane de grade sans plus d'attente. La vie de sériane reprenait. Mais j'avais 27ans, et nous étions en 642. Sans le savoir, sans même l'imaginer, je venais de mourir.
Ma force venait de toucher son paroxysme, et bien que le grade maximal de la milice Brakmarienne ne me manquait absolument pas, cette force n'était pas assez utilisé à mon goût. Je me remis donc pleinement dans les primes, les traques et les diverses formations de ce genre. Malgré des préjugés, ma monté dans le clan fut sans gros encombre, et les membres comprirent vite que mon passé était du passé, et que à présent, je n'étais plus le même homme. Malgré des départs, des arrivés et des projets, mon premier choc fut le jour de ma promotion au grade de Grand Sériane … enfin, pour la première fois de ma vie, je sentais que le clan écoutait ce que j'avais à dire. Mes projets, mes idées, mes sentiments et mon avis. Une nouvelle vision s'ouvrit à mes yeux, et m’efforçant tant bien que mal à être le plus droit possible pour l'exemple, je restais le même qu'autrefois, une sorte de fou maladroit. Malgré mon retour, les anciens ne m'étais plus aussi proche. Zoulouh par exemple avait prit ses distances avec moi, nous ne nous comprenions pas autant qu'autrefois, mais un respect et une amitié mutuelle restait pourtant. Nous avions trop vécu pour s'oublier, pas assez pour vivre de nouveau. Les nouveaux quant à eux me prirent comme j'étais désormais, ce qui me permit de façonner des lieux nouveaux avec d'autres Sérianes, comme Malkuth par exemple. Il faut dire que ce sont tout ces contactes, ces membres et vie du clan qui me donnait tant envie de faire pour lui. Pour moi le clan n'avait jamais été une maison, mais des personnes rassemblés sous une même bannière, et c'était ces membres qui donnait envie de travailler pour cette dite bannière.
Je tomba malade très rapidement, pour faire franc, c'était là depuis longtemps, mais l'infection venait tout juste de réellement se faire sentir. Je m'en rendis pour la première fois compte un matin en crachant du sang sur le bord de la table à laquelle je mangeais. Un petit caillou rougeâtre que je connaissais bien. Son goût m'était si familier qu'il ne me surprit à peine. L'essuyant d'un revers de main, la vie continuant. Mais personne n'es réellement insensible à la sensation de se savoir condamné. Dilettante et troublé, je pris la fuite de tout, et de rien. Passant de guilde en guilde, pour finir dans une guilde de force et de caractère assez étrange, la Gayzor Family. Les membres de cette guilde si critiqué avaient eu la simplicité de me voir comme j'étais, et de m'accepter en temps que tel. Sans doute comme un mauvais délire de drogue ou pire, je me sentais chez moi dans le chaos. Sans doute comme une envie de me sentir vivant une dernière fois, je me sentais chez moi dans le mouvement.
Un expert eniripsa m’annonça sur un ton morne le mot que j'attendais sans le vouloir. Un mot qui finalement ne me choquait même plus. Kobalte. Ce soir fut mon dernier soir d'esprit heureux, et je sombra peu à peu dans un enfer don la sortis n'étais pas à la porté de mon bras, trop court pour attraper le bord et la lumière pourtant si alléchante. Je fis ce qui devait être sans doute la chose la plus stupide de tout les temps. Mais la drogue était en ce sombre soir ce qui me semblait le mieux pour moi. Ma vision se troubla et je tomba dans la solitude du délire d'un homme dépressif et annihilé par le produit létale dans ses veines. La lumière s'ouvrit.
Je n'aurais jamais, jamais du planter ce produit dans mon cœur, je le savais. Mais je devais me suivre et retrouver une meute, un groupe ou un troupeau et sa route. C'était plus fort que moi. Nous étions 5 , 10 ou même 20. Je n'avais pas compté, je n'en savais rien. Dans cette boite lugubre qu'était mon crâne, les voix se battait, mon âme s'enflamme. Pourtant aucun mot n'est dépensé, la parole est ennemis. Je m'en souviens. Mon corps monte et les étages de ma vie défile passant délicatement le long de mon corps docile. En attente de l'ouverture de la porte, la libération, la mort ? Elle surviendra pourtant bien assez tôt. Je le sais, encore un peu et l'enfer s'arrête au dernier étage de cette vie. Je m'approche de la porte entrouverte, c'est pour moi la fin de voyage. Ici règne un paysage de mort de sommeille et de doute sans aucune notion pudique. Je vois... des formes inertes et immobiles à peine en vie ou presque mortes, des corps de femme d'homme et enfant allongé à même le sol sans le moindre son. Comme une dernière invitation … La chaire est faible et elle sent bon. Suis-je cannibale ? Car j'ai faim.
Le lendemain fut un réveil putride dans ma maison de Sufokia. Me levant d'une nuit d'isolation et de délire virtuel. Je fixe mon bras légèrement nécrosé, ce genre de chose disparaisse en moins de deux jours. Me levant pour prendre ma hauteur, je fixe le ciel bleu de la mer, la lumière m'éblouissant. M'asseyant sur une chaise de mon bar, soupirant une demi-seconde avant d'accepter de réfléchir, j'ouvris l’œil de trop. « Je suis foutu » pensais-je dans un soudain moment de clairvoyance réservé à ceux qui vont mourir. Il est dur de vivre mort en sachant qu'on est condamné. Mais il est dur de vivre, simplement, pour beaucoup d'entre nous. Et reprenant le souffle de la vie qu'il me restait, j’attaquai cette nouvelle journée qui semblait pleine de stresse et de problème. Mais la vie est parfois si futile face à ces réelles contraintes.
Ce soir là, je passa Maitre du clan Sériane. Après un parcours si étrange et parcourus de soucis en tout genre. Un parcours que je relate ce soir sans raison particulière. Une lubie sans doute, une de plus. Mais ce soir je suis en mesure de dire que j'ai les idées clair sur la vie et sur ma vie. Et que tant qu'il me sera offert le droit de respirer, j'y prendrais un plaisir plus que particulier à consacrer ce soupire à mes projets pour vous.
Je me nomme faussement Tude Von Kaizer et je ne suis pas réellement mort à 27 ans, mais ceci n'est finalement que ma vision de ma propre vie. Et il serait hypocrite pour moi d'en compter une autre plus intéressante.


Dernière édition par Tude le Dim 26 Aoû - 7:50, édité 1 fois
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Re: Je suis mort.

Message par Tude le Dim 26 Aoû - 7:50

[ Je tiens à préciser des choses vis à vis de tout ça et de cette histoire. Tout d'abord, je l'es écrite d'une traite, sans prendre la peine de la relire, d'y penser ou même de la vérifier. Elle doit sans doute être bourré de faute, l'orthographe est pas un de mes points forts, car ouais, j'écris vraiment comme une grosse chèvre. Certaines phrases ne doivent absolument rien dire et je m'en excuse d'avance car la lecture de tout ça ne dois en devenir que plus ardu. Je vais peut-être tenter de faire une petite tipo' avant de la poster, je ne sais pas si j'en aurais le courage. J'ai écris la totalité de ces mots entre environs 5heures et 8heures du matin, lors de mes insomnies, je pense que ça doit se ressentir parfois sur des gros moments de fatigue, je m'en excuse encore une fois.
Je voudrais préciser que je ne l'es en aucun cas écrite pour critiquer ou valoriser qui que ce soit. En faite à l'origine je voulais juste la poster sur mon calepin comme chaque histoire, mais je me suis dis « Putain de merde ça me les brises » alors je poste ça ici car chacun de vous à le droit de lire mon histoire comme toutes histoires d'apprentis.
Tout ça je l'es écris car j'en avais l'envie, ou le besoin. Comme un artisan laisse sa griffe, je suis passé par ici. Et ceci n'a en faite qu'une simple valeur sentimental à mes yeux.
Ce n'est rien d'autre que le fruit de 8 ans de jeu, 8 ans de RP ressentis comme ça, un peu à l'arrache, et avec la force du temps et de l'âge passant. Après tout, le clan c'est quoi ? Juste un passage dans la vie de nos personnages, juste un moment de jeu dans une vie. On était quelqu'un avant on l'est ensuite. Je ne suis pas le Tude que vous connaissez sans doute, je suis juste le fruit de ces expériences qui forme des caractères et des personnages . Le Tude IRL à vécu sa vie tranquille (parfois), que je ne raconterais sûrement pas ici. Mais vous avez tous côtoyé le Tude RP, et lui, vous méritez de savoir sa vie. Ces sentiments ne sont rien vis à vis de tout ce qu'on peut vivre avec des gens IRL comme IG.
J'aimerais remercier tout les gens avec qui j'ai pu jouer ou RP. Les gens que je cite ici, ou que j'oublie, car je suis un putain d'amnésique. Chaque personne cité, en bien, en mal, en début, en fin. J'aimerais sans exception les remercier pour ce temps accordé et pour ces moments partagés. Je ne peut vous souhaitez qu'une chose, c'est de vous éclater un max, après tout, on est tous là pour ça.
Oubliez vos conneries futiles, vos engueulades de principe, vos envies passagère que vous regretterez ensuite. Et bordel, amusez vous ensemble.
Sachez juste qu'on enterre pas un Tude si facilement.
Merci de m'avoir peut-être lu.]




(Je poste ça ici car je l'avais écrit à la suite à l'origine, mais j'ai fais tout simplement griller le forum avec mon pavé, et ça à coupé ... ba la fin. )
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Re: Je suis mort.

Message par bib-rhon le Dim 26 Aoû - 12:58

[HRP] Sacré récit! Agréable à lire, l'évolution du personnage est sympa. Je me permets quelques commentaires, si tu n'y vois pas d'inconvénients!

J'ai vraiment, mais vraiment adoré certains passages et j'en citerai deux :

- le final avec lark. Les phrases sont plus courtes, plus tranchantes et ça correspond parfaitement à la scène, ça tient en haleine, génial Very Happy
- L'année 639 de manière générale, le rythme, et la folie de la prison.
Tu changes le rythme du récit selon ce qui s'y passe et ça fait vraiment rentrer dans l'histoire.

J'aime beaucoup l'histoire de Tude. On sent une grosse nostalgie des 8 ans passés sur dofus, que tu as certainement décidé de ressasser à travers ce récit, et ça se ressent dans certains passages avec quelques maladresses (genre les passages avec KostarKravatt et Chatta) mais c'est noyé dans le flot du récit et c'est finalement très agréable à lire.

Merci pour l'histoire donc. J'suis curieux de savoir la mission que Cronnos t'avait donnée.

[HRP]

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Re: Je suis mort.

Message par Zoulouh le Dim 26 Aoû - 14:14

Trop long, je lirai ça à mon aise, mais y a trop de "Zoulouh" là dedans <3
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Re: Je suis mort.

Message par Tude le Dim 26 Aoû - 14:19

[HRP]Zou', si t'es pas content, c'est la même !

Merci Bib' pour tes remarques positives ! J'ai pris pas mal de plaisir à l'écrire même si, comme je l'es dis ... ben je me suis pas relus une seule fois. C'est réellement le fruit d'un trait et d'une envie passagère pour chaque moment.
Chaque passage aurait pu être ressentis différament, mais le hasard de mes sentiments ont fait que je les vois ainsi, ou voyais en tout cas.]
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Re: Je suis mort.

Message par Orsack le Dim 26 Aoû - 18:35

[HRP : Dommage qu'il y a pas eu un petit "Anitak" au moment des Kostar.

Bravo "Joueur de Tude".

/HRP]
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