Son écrin d’argile s’effritait sous la pression du vent. Peu à peu il se livrait au monde, au regard assaillant. Des bloques se détachèrent, le livrant quasiment à nu. Une main tendue fut stoppé par la douloureuse chaleur qu’il dégageait. L’eau ruissela à sa surface, emmenant les dernières particules de terre. Une légère brume l’enveloppa, abritant encore pour quelques instants ses formes. La caresse du vent lui arracha son ultime protection. Des yeux avides scrutaient ses courbes, attentif à la moindre accroche. La main se posa enfin, laissant parcourir ses doigts à sa surface. Agrippé fermement, la pression le fit frémir. D’un souffle muet il se fendit, s’émiettant tendit que l’étreinte s’intensifiait. Abandonné sur le sol, sa fièvre s’éteint... Chacun de ses morceaux fut de nouveau engloutit dans la roche humide. L’écrin se reformait. Les doigts s’impatientaient, ils se tenaient prêt à le saisir. L’ardente chaleur les intimidait encore. Cette fois, il se devait d’être impassible à cette contrainte.